L'algoneurodystrophie ou algodystrophie est un syndrome douloureux caractérisé par un ensemble de symptômes, dont les sensations de cuisson, touchant des articulations après un traumatisme ou une intervention chirurgicale même minimes. Ce syndrome pourrait être dû à des causes neurologiques notamment des lésions des petits nerfs périphériques.
Il est également appelé "Syndrome de Sudeck" ou "Maladie de Sudeck" du nom du médecin allemand Paul Herman Martin Sudeck (1866-1945) qui le premier l'a décrite.
moi je suis jean_pierre 45 ans de nantes j'ai créer ce site pour essayer de vous aidez dans cette terrible maladie
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Il est impératif de débuter le traitement précocement. De nombreux moyens thérapeutiques ont été proposés pour traiter l'algodystrophie, mais leur efficacité est inconstante.Vulgaris décline toute responsabilité quant à une utilisation de cette encyclopédie autre que purement informative.
SYNDROME ALGODYSTROPHIQUE
Les douleurs intéressent d'abord l'épaule. Elles sont permanentes et persistent la nuit et sont souvent à type de brûlures avec des élancements vers la base du cou et le bras. Elles sont exacerbées par les moindres mouvements articulaires et déterminent, de ce fait, une impotence complète (épaule gelée, main clouée). A l'examen il existe une épaule gelée par capsulite rétractile, limitant considérablement le jeu articulaire actif et passif. Au maximum, presque aucun mouvement n'est possible. Dans les formes moins prononcées, la rotation externe est particulièrement limitée. L'aspect radiographique, apprécié de façon comparative, est caractérisé par une déminéralisation diffuse ou parfois mouchetée de la tête humérale, avec amincissement cortical. L'interligne articulaire paraît effacé du fait de la déminéralisation de la corticale sous-chondrale, mais il est en fait conservé. Une arthrographie montrerait une diminution de la capacité articulaire typiquement inférieure à 5 ml. Cependant une capacité articulaire inférieure à 10 ml permet déjà de parler de capsulite rétractile. Un effacement des récessus articulaires ne se voit que dans les formes très prononcées.
Vient ensuite l'atteinte du poignet, telle qu'elle a été décrite plus haut. Le coude demeure intact.
Les étiologies du syndrome épaule-main seront vues plus loin
SYNDROME ALGODYSTROPHIQUE
Elle se rencontre plutôt chez l'homme de plus de 40 ans. Elle est plus rare chez la femme où elle se voit dans le 3éme trimestre d'une grossesse ou dans la période du post-partum. La phase d'installation est rapide ou même brusque avec une douleur mécanique qui est rapidement responsable d'une boîterie. En 3 semaines, le patient est obligé de s'aider d'une canne. Cette impotence contraste avec la discrétion de la limitation de la mobilité articulaire à l'examen clinique qui réveille une douleur en flexion et en rotation. Ce contraste entre le degré d'impotence et la modicité de la limitation de la mobilité articulaire est caractéristique de l'algodystrophie mais se rencontre aussi dans l'ostéonécrose et les fissures de la tête fémorale ; ce signe a surtout l'intérêt de différencier l'algodystrophie des arthropathies. Sur les radiographies, il existe une décalcification homogène de la tête et du col fémoral respectant le plus souvent le cotyle, bien que celui-ci puisse être touché. La tête est fantomatique par effacement de la lame corticale sous-chondrale, mais un examen attentif montre que l'interligne est respecté.
Ces anomalies sont en retard de 4 à 6 semaines sur la clinique. La scintigraphie montre une hyperfixation précoce de la tête diffusant sur le col et la diaphyse fémorale, plus rarement vers le cotyle. Il n'y a pas d'hypofixation centrale comme dans les cas d'ostéonécrose typique. L'IRM montre un aspect d'oedème médullaire caractérisé par un hyposignal d'intensité modérée touchant la tête fémorale mais diffusant vers le col et possédant des limites floues et progressives. Sur les séquences T2, il existe un hypersignal présentant les mêmes caractéristiques. Sur la séquence T1 avec injection de Gadolinium, il y a normalisation du signal avec une tête qui devient iso-intense par rapport au côté sain. Il existe souvent un petit épanchement articulaire. Le cotyle est plus souvent normal mais peut être touché par le processus. En aucun cas il n'existe de liséré d'hyposignal continu périphérique se limitant à une zone systématisée comme dans l'ostéonécrose. Maldague et Malghem ont montré que l'algodystrophie pouvait s'associer à une image de fissure osseuse sous forme d'une ligne d'hyposignal située en pleine tête ou dans l'os sous-chondral de la périphérie céphalique. Ces images peuvent simuler le liséré d'hyposignal d'une nécrose mais elles ne vont pas d'un bord à l'autre de la tête, notamment si l'on prend la précaution de pratiquer des coupes frontales et sagittales. Ces fissures peuvent être responsables d'un petit tassement de la tête fémorale qui perd localement sa rotondité, ce qui peut se voir sur les clichés simples et a pu faire croire dans le passé qu'il s'agissait d'ostéonécrose. Turner et coll. ont rapporté 5 cas d'anomalie de la tête fémorale correspondant à des ostéonécroses sur la foi d'un forage biopsique et se présentant avec une image comparable à celle d'une algodystrophie. Si de tels cas existent, il sont en fait exceptionnels et il faut retenir que l'aspect d'oedème médullaire décrit plus haut est caractéristique de l'algodystrophie. En fait le principal problème est de ne pas confondre l'algodystrophie avec une coxite débutante que l'on redoutera chaque fois qu'il existe un pannus synovial trop important, notamment sur les coupes pondérées en T1 avec injection de Gadolinium ou une atteinte cotyloïdienne.
Il existe des algodystrophies parcellaires ou apparaissant comme telles de la tête fémorale avec une déminéralisation prédominant notamment dans la partie supéro-externe de la tête. Ceci peut correspondre effectivement à une algodystrophie parcellaire ou plus souvent au fait que le cotyle masque la déminéralisation de la partie interne de la tête. Les algodystrophies parcellaires peuvent rester partielles ou se compléter en algodystrophie touchant toute l'épiphyse. Le scanner montre que la déminéralisation algodystrophique peut progresser dans la tête fémorale avec un véritable "front ostéolytique". L'algodystrophie de la tête fémorale guérit en 3 à 6 mois (moyenne 5 mois). Dans les mois ou années qui suivent, une récidive à la hanche controlatérale ou une extension descendante au genou ou au pied survient dans un cas sur deux.
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